CFRIES

Centre Franco-Russe d’Intelligence Economique et Stratégique

05 avril 2008

Quand les sites communautaires russes nuisent à la sécurité et la défense de l’Etat

odnoklassnilki2Les "camarades de classe" ainsi que les copains d’avant qui se réunissent par nostalgie autours des sites communautaires russes ont dévoilé - sans le savoir - la structure et la répartition des bases de Forces d’Armées Russe dans le pays et à l'étranger et avec une exactitude incroyable.

La popularité grandissante des communautés sociales permet la collecte et la diffusion des informations diverses et variées. Ainsi, les données fournies par les utilisateurs du site odnoklassnki.ru (un site permettant de retrouver des amis d'école perdus de vue) ont constitué une mine d’information sur la localisation géographique des bases militaires et ses différentes divisions en Russie et à l’étranger.

À la veille de la fête russe de défenseur de la patrie, le site Odnoklassniki.ru a recueilli une des bases de données ouvertes la plus complète recensant les bases militaires.

Ainsi, la liste des bases dans la région de Moscou comptait près de 3000 unités classifiées. On trouve, par exemple, le 3e Centre de Recherches du Ministère de la Défense, la 4e division de Chars de la Garde Kantemirovskaya, l’Institut de Cryptographie, de Télécommunications et de l’Informatique de l’Académie du FSB, le Centre des Opérations Spéciales de FSO et FSB et les centres militaires de cartographies etc... Et bien sûr, pour chaque unité vous avez sa géolocalisation exacte, quelques photos, ses caractéristiques et la liste des "camarades de classe" avec lesquels vous pouvez même discuter en privé.

Le site Odnoklassniki.ru est juste un « premier signal", annonçant l'apparition d’autre moyens d’agrégations des données d'utilisateurs beaucoup plus sophistiqués. D’autres outils issues du domaine de la Neogéographie permettent déjà de dessiner une projection « des centres d'intérêt d'un utilisateur" dans l'espace géographique et dans le temps.

Epilogue :odnoklassnilki4

Le 19 mars 2008 une table ronde sur le thème « NéoGéographie : Que portent les changements » a été organisée par R&D.CNews.

Les 22-25 avril 2008, le premier forum « NéoGéographie XXI – 2008 » sera organisé à Moscou.

Un décret gouvernemental rendu public le 26 février oblige les fournisseurs d'accès Internet à raccorder les serveurs du FSB leur permettant de surveiller les utilisateurs à l'insu même des fournisseurs d'accès à Internet.

Internet a failli tomber dans la liste des secteurs stratégiques russes prévue par le projet de loi « Sur les modalités des investissements étrangers dans les organisations commerciales revêtant une importance stratégique pour la sécurité nationale de la Fédération de Russie» Ce qui rendrait impossible à une société étrangère de prendre le contrôle d’un FAI russe. Le 19 mars 2008, Internet a été écarté de cette liste « noire » pour les étrangers.

RuTube (le Youtube russe) a été racheté récemment par Gazprom-Media pour un montant avoisinant les 20 millions de dollars .

Au début du mois de mars, l’état major de FSB a émit une directive interdisant aux officiers toute inscription aux sites communautaires sous peine de licenciement.

Le 31 mars 2008, la direction de la garde des frontières de Mourmansk, sous un ordre provenant de Moscou, a interdit à ces officiers de s’inscrire aux sites communautaires « odnoklassniki » et « vKontakte »

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Russia Sberbank eyes E. European buy -agencies

MOSCOW (Reuters) - Russia's largest bank Sberbank is considering acquiring a large east European bank as part of its global expansion plan, Russian agencies reported on Friday.

"We are examining the possibility of such acquisitions in eastern Europe which could secure our presence in several countries at the same time," RIA news agency quoted Sberbank's senior vice president Denis Bugrov as saying.

Earlier this week in Singapore Sberbank chief executive German Gref, Russia's former economy minister, said the bank wanted access to markets in 20 countries over the next five years.

(Reporting by Amie Ferris-Rotman; Editing by David Holmes)

Posté par CFRIES à 21:52 - Banque & Assurance - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Vimpelcom sells first Russian BlackBerry contract

MOSCOW (Reuters) - Russia's Vimpelcom became the first operator to introduce the BlackBerry service to Russia, selling a contract to the Russian unit of the world's second-largest cigarette maker, British American Tobacco.

Vimpelcom said on Friday its customers will use the 8700g model, a wireless handheld device produced and sold worldwide by Canada's Research In Motion .

Vimpelcom, Russia's second-largest mobile phone operator, is in talks with 40 more potential corporate clients, company spokeswoman Yekaterina Osadchaya said.

Its main rival, Mobile TeleSystems (MTS), is about to start offering the service to 30 corporate clients working in Russia, its spokeswoman Yelena Kokhanovskaya said.

In October 2007, MTS launched the BlackBerry in Ukraine, first among the twelve former Soviet Union states.

Kokhanovskaya said MTS has around 300 corporate BlackBerry users in Ukraine and plans to start offering the service to individual clients there in the first half of this year.

The BlackBerry is a wireless handheld device available on about 300 networks in 120 countries. It supports push e-mail, mobile telephone, messaging, web browsing and other wireless communication services.

Russian operators received approval from regulators, including the powerful FSB, the successor of the Soviet Union's KGB, to begin shipping and operating the BlackBerry smartphones in November last year.

Previously, corporate clients in Russia had been able to use the BlackBerry devices only with foreign SIM-cards via roaming.

Vimpelcom, owned by Russian Alfa Group and Norway's Telenor, had more than 52 million subscribers in Russia and the former Soviet Union states as of February 29, 2008.

(Reporting by Anastasia Teterevleva; Writing by Maria Kiselyova; Editing by Erica Billingham)

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Daimler mulls truckmaker buy, eyes Russia-magazine

FRANKFURT, April 5 (Reuters) - German automaker Daimler  is considering buying a truckmaker and sees Russia as an attractive country in which to be active, Chief Executive Dieter Zetsche told WirtschaftsWoche magazine in an interview.

"I could totally imagine it in the trucks business, although in some markets we are already so big that there would be cartel barriers and also it wouldn't make sense any more," he said in the interview published on Saturday.

"In trucks, we are in particular looking at possibilities to be active in Russia," Zetsche said.

Daimler, which makes Mercedes-Benz and Smart cars is also the world's biggest truckmaker.

Kamaz Russia's largest truckmaker, may sell a quarter of its shares for $1.25 billion this year to a strategic investor from the European auto sector, sources familiar with KAMAZ's plans told Reuters this week.

German truckmaker MAN , which is pursuing a three-way truckmaking alliance with Volkswagen  and Scania , said this week it did not plan to buy the Kamaz stake.

Fiat's truckmaking unit Iveco, which plans its own joint venture in Russia, is also being discussed in the industry as a takeover target, the magazine said.

In its cars business, Zetsche said he saw acquisitions as unlikely for Daimler, which plans to expand its production capacities into eastern Europe to accommodate at least four new models based on the new A and B-class Mercedes.

He said Daimler was likely to decide this quarter on exactly where to build the factory, as its plant in the German city of Rastatt, which currently builds 270,000 cars per year, will not be able to cope with the planned volume for the new models.

Rainer Schmueckle, head of Mercedes production, told the magazine: "For a new plant to be worthwhile, we must produce cars there at least in the high double-digit thousands."

"It becomes particularly advantageous when you cross the 100,000 mark," he said.

The magazine said that talk internally at the company was of raising production to as many as 400,000 units per year from 270,000 currently.

Daimler is the only major automaker not to have its own plant in eastern Europe, where labour costs are relatively cheap and demand is growing. (Reporting by Georgina Prodhan; editing by James Jukwey) 

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30 mars 2008

Marché de l'art: la contrefaçon devient un fléau national en Russie (Novye izvestia)

MOSCOU, 28 mars - RIA Novosti. De sérieuses vérifications ont été entamées cette semaine à la galerie Tretiakov de Moscou, à la suite d'un scandale lié à des spécialistes du musée ayant confirmé l'authenticité de toiles qui se sont par la suite révélées être fausses, note vendredi le journal Novye izvestia.

Ceci confirme une fois de plus un fait déjà évident: la contrefaçon est devenue un fléau national en Russie. A l'heure actuelle, aucun musée ni collectionneur ne peut être à l'abri de l'acquisition d'une oeuvre réalisée par des escrocs contemporains.

Certains experts affirment que les contrefaçons constituent 50% du marché russe des antiquités. Selon des estimations plus prudentes, elles ne représentent que 8% du marché, mais cette part correspond déjà à un volume d'affaires de 70 millions de dollars par an.

L'exemple le plus flagrant est l'acquisition par le milliardaire Viktor Vekselberg d'une collection d'art décoratif russe dans une vente aux enchères de Sotheby's (dont faisaient partie des oeufs Fabergé rarissimes). Il a été établi plus tard que 9 des 219 articles de la collection étaient des contrefaçons. Un nouvel incident n'a pas tardé à survenir chez Sotheby's: un tableau du fameux "chantre de la forêt russe" Ivan Chichkine, avec un prix de départ dépassant 1 million de dollars, a été retiré de la vente un jour avant les enchères, car il s'est avéré qu'il s'agissait d'un paysage retravaillé du Hollandais Marinus Koekkoek.

Les maisons d'enchères ne donnent jamais de garantie absolue, mais, tout simplement, on y trouve moins d'oeuvres falsifiées que dans les galeries. Ceci concerne également les musées d'Etat. Tout beau qu'il soit, un papier signé par un expert (avec en annexe un radiogramme et les caractéristiques techniques de la toile) n'est pas une "vérité de dernière instance". Il n'est pas accepté devant un tribunal et ne responsabilise en rien les spécialistes. S'il s'avère que l'oeuvre reconnue comme authentique est en réalité une contrefaçon, les conservateurs de musées s'en lavent les mains, en sous-entendant: "Nous ne sommes que des êtres humains, chacun a le droit de faire des erreurs".

Tout récemment encore, la plus grande partie des contrefaçons concernait l'avant-garde des années 1910-1920 (Kazimir Malevitch, et les peintres de l'association Valet de carreau). Ceci a entraîné l'effondrement du marché du modernisme russe: les collectionneurs ont tout simplement cessé d'acheter des oeuvres avant-gardistes aux galeristes. Aujourd'hui, ce sont les paysages du XIXe siècle, en premier lieu les toiles d'Ivan Aïvazovsky, qui sont les plus populaires. Le peintre lui-même estimait le nombre de ses tableaux à 6.000, alors qu'on en décompte 60.000 sur le marché contemporain.

"En Russie, on m'a souvent demandé d'évaluer des toiles prétendument signées Ilia Répine ou Ivan Chichkine, mais aucun tableau authentique n'a surgi depuis cinq ans, raconte le peintre restaurateur Denis Zourov (Allemagne), expert de la peinture russe du XIXe et du début du XXe siècle. Tantôt j'avais affaire à une très bonne contrefaçon, tantôt à une oeuvre d'un imitateur ou d'un disciple du grand maître, réalisée du vivant du peintre. Mais il est impossible de le comprendre à l'oeil nu: une expertise minutieuse est nécessaire pour cela".

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La Russie a suspendu la livraison de Sukhoï à l’Algérie

Après les Mig-29, la Russie et l’Algérie seraient en bisbille au sujet de 28 chasseurs Su-30MKI dont la livraison a été reportée par Moscou pour « retard de paiement ». Comme c’est le cas depuis le début de ce feuilleton de la vente des avions de chasse, la communication vient exclusivement de Russie. Alger demeure étrangement silencieux laissant ainsi à la partie russe, via le journal Kommersant, de « cadrer » les causes et les explications de ce qui pourrait bien être une crise sérieuse dans les relations entre les deux pays. Le titre de l’article publié hier par Kommersant, « Alger retourne sa veste », annonce clairement la lecture politique qui est faite à Moscou.

Certes, il ne s’agit pas d’un journal gouvernemental mais le journal à dominante économique parait être, depuis l’affaire des Mig-29 renvoyés par Alger, le vecteur privilégié des remontrances à l’égard d’Alger. A plus forte raison quand la nouvelle du report intervient au lendemain des déclarations d’Andreï Doutov, directeur de Rosprom (Agence fédérale de l’industrie), selon lesquelles le renvoi des 15 MiG-29SMT livrés par la Russie « n’aura pas de répercussions sur les autres contrats signés dans le cadre de la coopération militaire et technique russo-algérienne ».

Le journal Kommersant n’établit pas de relation avec l’affaire des Mig-29. La décision russe de surseoir à l’envoi des chasseurs Su-30MKI serait due à des retards dans les paiements. L’Algérie n’aurait pas effectué la principale tranche de paiement des chasseurs et aurait donc cessé d’honorer les contrats militaires signés avec la Russie depuis octobre 2007, après l’affaire des MIG. Selon un responsable du groupe Irkout, le constructeur des Su-30MKI, dix appareils ont déjà été livrés à l’Algérie mais le reste a été différé en raison du retard dans les paiements.

L’acompte de 250 millions de dollars

L’Algérie n’ayant pas des difficultés de trésoreries, les explications des retards de paiements pourraient s’expliquer platement par l’existence d’un contentieux autour de l’affaire des Mig-29. En effet, si la partie russe a accepté de reprendre les Mig-29, elle n’entendait pas restituer 250 millions de dollars versés par Alger à titre d’acompte pour cette transaction annulée. On serait dans ce cas dans la logique d’un contentieux commercial entre les deux parties. C’est l’hypothèse basse. Car à la lecture des commentaires russes, les choses sont appréhendées sous un angle très politique et l’idée d’une remise en cause, par Alger, de l’ensemble du contrat de 7 milliards de dollars, incluant l’annulation de la dette algérienne, est ouvertement évoquée. Le contrat portait sur l’acquisition de 28 chasseurs Su-30MKI (A), 34 MiG-29SMT, de 16 avions-école Iak-130, de quatre systèmes de missiles sol-air S-300PMU-2, de 38 missiles sol-air Pantsyr et de 185 chars T-90C.

La lecture politique, celle qui prévaut chez de nombreux commentateurs russes, veut que la remise en cause — fort silencieuse au demeurant — du contrat de fournitures militaires signé en mars 2006 soit un indice de la volonté d’Alger de diversifier voire de changer de partenaire. Ce serait en effet un changement de cap historique, la Russie ayant été depuis l’indépendance du pays le principal fournisseur de l’armée algérienne. Ces liens « traditionnels » donnent à cette « crise » un aspect singulier. Entre deux silences officiels, celui de Moscou et Alger, c’est la presse russe qui donne la tonalité générale : il y a crise.

© lequotidien-oran.com

Posté par CFRIES à 17:04 - Armement & Defence - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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