CFRIES

Centre Franco-Russe d’Intelligence Economique et Stratégique

05 avril 2008

Vimpelcom sells first Russian BlackBerry contract

MOSCOW (Reuters) - Russia's Vimpelcom became the first operator to introduce the BlackBerry service to Russia, selling a contract to the Russian unit of the world's second-largest cigarette maker, British American Tobacco.

Vimpelcom said on Friday its customers will use the 8700g model, a wireless handheld device produced and sold worldwide by Canada's Research In Motion .

Vimpelcom, Russia's second-largest mobile phone operator, is in talks with 40 more potential corporate clients, company spokeswoman Yekaterina Osadchaya said.

Its main rival, Mobile TeleSystems (MTS), is about to start offering the service to 30 corporate clients working in Russia, its spokeswoman Yelena Kokhanovskaya said.

In October 2007, MTS launched the BlackBerry in Ukraine, first among the twelve former Soviet Union states.

Kokhanovskaya said MTS has around 300 corporate BlackBerry users in Ukraine and plans to start offering the service to individual clients there in the first half of this year.

The BlackBerry is a wireless handheld device available on about 300 networks in 120 countries. It supports push e-mail, mobile telephone, messaging, web browsing and other wireless communication services.

Russian operators received approval from regulators, including the powerful FSB, the successor of the Soviet Union's KGB, to begin shipping and operating the BlackBerry smartphones in November last year.

Previously, corporate clients in Russia had been able to use the BlackBerry devices only with foreign SIM-cards via roaming.

Vimpelcom, owned by Russian Alfa Group and Norway's Telenor, had more than 52 million subscribers in Russia and the former Soviet Union states as of February 29, 2008.

(Reporting by Anastasia Teterevleva; Writing by Maria Kiselyova; Editing by Erica Billingham)

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Daimler mulls truckmaker buy, eyes Russia-magazine

FRANKFURT, April 5 (Reuters) - German automaker Daimler  is considering buying a truckmaker and sees Russia as an attractive country in which to be active, Chief Executive Dieter Zetsche told WirtschaftsWoche magazine in an interview.

"I could totally imagine it in the trucks business, although in some markets we are already so big that there would be cartel barriers and also it wouldn't make sense any more," he said in the interview published on Saturday.

"In trucks, we are in particular looking at possibilities to be active in Russia," Zetsche said.

Daimler, which makes Mercedes-Benz and Smart cars is also the world's biggest truckmaker.

Kamaz Russia's largest truckmaker, may sell a quarter of its shares for $1.25 billion this year to a strategic investor from the European auto sector, sources familiar with KAMAZ's plans told Reuters this week.

German truckmaker MAN , which is pursuing a three-way truckmaking alliance with Volkswagen  and Scania , said this week it did not plan to buy the Kamaz stake.

Fiat's truckmaking unit Iveco, which plans its own joint venture in Russia, is also being discussed in the industry as a takeover target, the magazine said.

In its cars business, Zetsche said he saw acquisitions as unlikely for Daimler, which plans to expand its production capacities into eastern Europe to accommodate at least four new models based on the new A and B-class Mercedes.

He said Daimler was likely to decide this quarter on exactly where to build the factory, as its plant in the German city of Rastatt, which currently builds 270,000 cars per year, will not be able to cope with the planned volume for the new models.

Rainer Schmueckle, head of Mercedes production, told the magazine: "For a new plant to be worthwhile, we must produce cars there at least in the high double-digit thousands."

"It becomes particularly advantageous when you cross the 100,000 mark," he said.

The magazine said that talk internally at the company was of raising production to as many as 400,000 units per year from 270,000 currently.

Daimler is the only major automaker not to have its own plant in eastern Europe, where labour costs are relatively cheap and demand is growing. (Reporting by Georgina Prodhan; editing by James Jukwey) 

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30 mars 2008

Marché de l'art: la contrefaçon devient un fléau national en Russie (Novye izvestia)

MOSCOU, 28 mars - RIA Novosti. De sérieuses vérifications ont été entamées cette semaine à la galerie Tretiakov de Moscou, à la suite d'un scandale lié à des spécialistes du musée ayant confirmé l'authenticité de toiles qui se sont par la suite révélées être fausses, note vendredi le journal Novye izvestia.

Ceci confirme une fois de plus un fait déjà évident: la contrefaçon est devenue un fléau national en Russie. A l'heure actuelle, aucun musée ni collectionneur ne peut être à l'abri de l'acquisition d'une oeuvre réalisée par des escrocs contemporains.

Certains experts affirment que les contrefaçons constituent 50% du marché russe des antiquités. Selon des estimations plus prudentes, elles ne représentent que 8% du marché, mais cette part correspond déjà à un volume d'affaires de 70 millions de dollars par an.

L'exemple le plus flagrant est l'acquisition par le milliardaire Viktor Vekselberg d'une collection d'art décoratif russe dans une vente aux enchères de Sotheby's (dont faisaient partie des oeufs Fabergé rarissimes). Il a été établi plus tard que 9 des 219 articles de la collection étaient des contrefaçons. Un nouvel incident n'a pas tardé à survenir chez Sotheby's: un tableau du fameux "chantre de la forêt russe" Ivan Chichkine, avec un prix de départ dépassant 1 million de dollars, a été retiré de la vente un jour avant les enchères, car il s'est avéré qu'il s'agissait d'un paysage retravaillé du Hollandais Marinus Koekkoek.

Les maisons d'enchères ne donnent jamais de garantie absolue, mais, tout simplement, on y trouve moins d'oeuvres falsifiées que dans les galeries. Ceci concerne également les musées d'Etat. Tout beau qu'il soit, un papier signé par un expert (avec en annexe un radiogramme et les caractéristiques techniques de la toile) n'est pas une "vérité de dernière instance". Il n'est pas accepté devant un tribunal et ne responsabilise en rien les spécialistes. S'il s'avère que l'oeuvre reconnue comme authentique est en réalité une contrefaçon, les conservateurs de musées s'en lavent les mains, en sous-entendant: "Nous ne sommes que des êtres humains, chacun a le droit de faire des erreurs".

Tout récemment encore, la plus grande partie des contrefaçons concernait l'avant-garde des années 1910-1920 (Kazimir Malevitch, et les peintres de l'association Valet de carreau). Ceci a entraîné l'effondrement du marché du modernisme russe: les collectionneurs ont tout simplement cessé d'acheter des oeuvres avant-gardistes aux galeristes. Aujourd'hui, ce sont les paysages du XIXe siècle, en premier lieu les toiles d'Ivan Aïvazovsky, qui sont les plus populaires. Le peintre lui-même estimait le nombre de ses tableaux à 6.000, alors qu'on en décompte 60.000 sur le marché contemporain.

"En Russie, on m'a souvent demandé d'évaluer des toiles prétendument signées Ilia Répine ou Ivan Chichkine, mais aucun tableau authentique n'a surgi depuis cinq ans, raconte le peintre restaurateur Denis Zourov (Allemagne), expert de la peinture russe du XIXe et du début du XXe siècle. Tantôt j'avais affaire à une très bonne contrefaçon, tantôt à une oeuvre d'un imitateur ou d'un disciple du grand maître, réalisée du vivant du peintre. Mais il est impossible de le comprendre à l'oeil nu: une expertise minutieuse est nécessaire pour cela".

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La Russie a suspendu la livraison de Sukhoï à l’Algérie

Après les Mig-29, la Russie et l’Algérie seraient en bisbille au sujet de 28 chasseurs Su-30MKI dont la livraison a été reportée par Moscou pour « retard de paiement ». Comme c’est le cas depuis le début de ce feuilleton de la vente des avions de chasse, la communication vient exclusivement de Russie. Alger demeure étrangement silencieux laissant ainsi à la partie russe, via le journal Kommersant, de « cadrer » les causes et les explications de ce qui pourrait bien être une crise sérieuse dans les relations entre les deux pays. Le titre de l’article publié hier par Kommersant, « Alger retourne sa veste », annonce clairement la lecture politique qui est faite à Moscou.

Certes, il ne s’agit pas d’un journal gouvernemental mais le journal à dominante économique parait être, depuis l’affaire des Mig-29 renvoyés par Alger, le vecteur privilégié des remontrances à l’égard d’Alger. A plus forte raison quand la nouvelle du report intervient au lendemain des déclarations d’Andreï Doutov, directeur de Rosprom (Agence fédérale de l’industrie), selon lesquelles le renvoi des 15 MiG-29SMT livrés par la Russie « n’aura pas de répercussions sur les autres contrats signés dans le cadre de la coopération militaire et technique russo-algérienne ».

Le journal Kommersant n’établit pas de relation avec l’affaire des Mig-29. La décision russe de surseoir à l’envoi des chasseurs Su-30MKI serait due à des retards dans les paiements. L’Algérie n’aurait pas effectué la principale tranche de paiement des chasseurs et aurait donc cessé d’honorer les contrats militaires signés avec la Russie depuis octobre 2007, après l’affaire des MIG. Selon un responsable du groupe Irkout, le constructeur des Su-30MKI, dix appareils ont déjà été livrés à l’Algérie mais le reste a été différé en raison du retard dans les paiements.

L’acompte de 250 millions de dollars

L’Algérie n’ayant pas des difficultés de trésoreries, les explications des retards de paiements pourraient s’expliquer platement par l’existence d’un contentieux autour de l’affaire des Mig-29. En effet, si la partie russe a accepté de reprendre les Mig-29, elle n’entendait pas restituer 250 millions de dollars versés par Alger à titre d’acompte pour cette transaction annulée. On serait dans ce cas dans la logique d’un contentieux commercial entre les deux parties. C’est l’hypothèse basse. Car à la lecture des commentaires russes, les choses sont appréhendées sous un angle très politique et l’idée d’une remise en cause, par Alger, de l’ensemble du contrat de 7 milliards de dollars, incluant l’annulation de la dette algérienne, est ouvertement évoquée. Le contrat portait sur l’acquisition de 28 chasseurs Su-30MKI (A), 34 MiG-29SMT, de 16 avions-école Iak-130, de quatre systèmes de missiles sol-air S-300PMU-2, de 38 missiles sol-air Pantsyr et de 185 chars T-90C.

La lecture politique, celle qui prévaut chez de nombreux commentateurs russes, veut que la remise en cause — fort silencieuse au demeurant — du contrat de fournitures militaires signé en mars 2006 soit un indice de la volonté d’Alger de diversifier voire de changer de partenaire. Ce serait en effet un changement de cap historique, la Russie ayant été depuis l’indépendance du pays le principal fournisseur de l’armée algérienne. Ces liens « traditionnels » donnent à cette « crise » un aspect singulier. Entre deux silences officiels, celui de Moscou et Alger, c’est la presse russe qui donne la tonalité générale : il y a crise.

© lequotidien-oran.com

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25 mars 2008

Extrait de l'interview de Dmitry Medvedev accordée au Financial Times le 24 mars 2008

FT: Do you really believe, though, that the British Council is spying?

DM: I am not the head of the security services but at the same time the information that from time to time appears in the press and the reports that I get as one of the leaders of the country show that there is a problem with this. But this is not very surprising because these types of organisations are traditionally used for the collection of information.

FT: And this week there was a raid on TNK-BP. Do you believe some people saying this is an attempt to sabotage an effort on both sides, in Moscow and the UK, to improve relations?

DM: We need to sort out what happened. In any case the information I received shows that in this case we are talking about the commercial collection of information in the interests of other companies. And such a type of commercial espionage is a crime according to the law of any country. But it is clear the case is being investigated at the preliminary stage and as far as I know documents have been seized and the people that were charged are not in custody. But proceeding from what we have been speaking about for the past two hours, I would like the final decision to be taken by a court and not by the judgment of analysts or politicians.

As far as I understand this is not about a state crime but about a crime in the economic sphere. Unfortunately this is a common thing, but we need to wait for the result. Our companies also try to observe each other and try to get some kinds of materials.

L'interview complète http://www.ft.com/cms/s/50ff806e-f9b6-11dc-9b7c-000077b07658.html

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04 mars 2008

Vaste projet immobilier d'Aminona présenté par le groupe russe Mirax: appartements, hôtel et chalets

Les dirigeants du groupe russe Mirax ont fait le déplacement à Mollens (VS) mardi pour présenter à la presse leur projet de complexe touristique prévu à Aminona, près de Crans-Montana. Visant une clientèle internationale, prioritairement russe, familiale et fortunée, le complexe se compose de tours avec 220 appartements luxueux, d'un hôtel de 500 chambres et de 35 à 45 chalets. Sans compter des restaurants, une patinoire, une piscine, des spas ou encore une galerie commerciale. Pour les 1600 lits supplémentaires prévus, Mirax investira un montant revu à la hausse, soit 350 à 400 millions. (SWISS TXT)

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Russia's TGK-4 delays taking bids again - source

MOSCOW, March 4 (Reuters) - Russian power producer TGK-4 (TGKD.MM: Quote, Profile, Research) will now accept bids for the government's stake in the company on April 7, after postponing the date from March 25, a source close to the deal told Reuters on Tuesday.

TGK-4 was supposed to be sold in December 2007, and this would be the third time it has postponed the date for accepting the bids. (Reporting by Olga Popova, Writing by Simon Shuster, editing by Will Waterman)

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Russian denies ordering murder of top banker

MOSCOW, March 3 (Reuters) - The Russian businessman accused of ordering the murder of Andrei Kozlov, a top central banker who was shot dead in 2006, pleaded not guilty on Monday.

Alexei Frenkel, the former head of a small Russian bank, is accused of hiring cab drivers to murder Kozlov, who led a clampdown on money-laundering and revoked the licenses of dozens of banks, including Frenkel's.

"This is slander. The prosecution does not have the right to pour these slops on me in public. I am not guilty and have nothing to do with this crime," Frenkel told the court.

Kozlov, 41, was gunned down in September 2006 after he left an amateur soccer match of bankers at a stadium in Moscow.

The murder of Kozlov, one of the highest profile killings of President Vladimir Putin's presidency, brought back memories of the turbulent 1990s when contract killings were common.

Months before his murder, Kozlov had revoked the license of VIP-Bank, where Frenkel was chief executive.

"Discontent is not a motive for killing someone from the top ranks of the Central Bank," said Frenkel's lawyer, Viktor Parshutkin, upon delivering the not-guilty plea.

Prosecutor Gulchekhra Ibragimova said two gunmen who carried out the murder each received $8,500 from Frenkel, while their driver was paid $3,000. All three men were cab drivers from Ukraine.

Liana Askerova, a former boxing promoter and restaurateur charged with helping Frenkel organise the murder, took $80,000 for her services, Ibragimova said.

The next hearing is scheduled for Tuesday. (Writing by Simon Shuster; Editing by Elizabeth Piper)

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02 mars 2008

Les Medvedevs

myshonokDmitri Medvedev, pétersbourgeois de souche, né en 1965 dans une famille d’intellectuels, son père, Anatoly Afanasievich, enseignait à l'institut technologique de Lensovet, sa mère, Julia Veniaminovna - philologue de formation, travaillait à l'institut pédagogique de Hertzen, puis guide de musée. Fils unique. Ils vivaient dans le quartier Kouptchino à la périphérie de la ville.

Diplômé de la faculté de droit civil de l'Université de Leningrad en 1987, docteur en 1990. Étant étudiant, il s'est passionné pour la photographie et le rock (groupes préférés : «Black Sabbath» , «Ozzy Osbourne» et « Led Zeppelin »), et a gagné des compétitions d'haltérophilie.

Dmitri Medvedev fréquentait l'école N°305. Son professeur des mathématiques Irina Grigorovskaya se rappelle : « il avait sans aucun doute des capacités pour les sciences exactes ».

Après l'école, Dmitri a travaillé un certain temps dans un laboratoire de l’institut polytechnique de Leningrad pour s’inscrire par la suite à la faculté du droit  de LGU, où se  forge aujourd'hui  la grande majorité des  cadres sup. de la Russie. Dmitri a assistait aux cours d’ Anatoly Sobtchak - professeur du droit civil à la faculté du droit  à l’époque.

Ironie du sort ou coïncidence curieuse,  Dmitri Medvedev a été encadré par Valéry Moussine – responsable scientifique de la faculté de droit et  ancien prof. de Vladimir Poutine.

De 1990 à 1999 Medvedev a enseigné le droit privé à l'Université d'État de Saint-Pétersbourg.

Pavel Timofeev – son ancien étudiant raconte que « Medvedev venait aux cours habillé en Versace et servait de son stylo Parker. Il reflétait le luxe, le succès et le professionnalisme »

Pendant  la Péréstroïka Medvedev milite activement pour la campagne électorale municipale de son professeur Anatoly Sobtshak.

Celui-ci est élu la même année à la tête du Conseil Municipal.

Sobtchak choisit Medvedev comme conseiller dès sa prise de fonctions ; il est réélu en 1991, à l’issue des élections de la nouvelle Municipalité de Saint-Pétersbourg.

               Medvedev est alors nommé consultant juriste au Comité des Relations Extérieures.

              Il travaille sous la direction de Dmitri Kozak, Chef du Service Juridique et subordonné indirect de Vladimir Poutine, le Président du Comité.

C’est au début de 90, que les sorts de Poutine et Medvedev se sont croisés pour la première fois.

Plusieurs témoins de cette époque racontent que les gens concéderaient Medvedev comme le secrétaire particulier de Poutine et ne le prenaient pas au sérieux. Selon les dires du président de la « National Strategy Institut » Stanislav Belkovsky, « Dmitri Anatolevich – est quelqu’un de souple, mou et psychologiquement dépendant – ce qui conforte bien Poutine, pour qui, ces qualités sont extrêmement importantes » .

En juin 1996 Sobtchak a perdu les élections du gouverneur. Poutine est parti à Moscou, mais Medvedev menait déjà des activités dans le privé. Dès 1993, il est devenu l’un des fondateurs de société « Fintsell », qui contrôlera un peu plus tard la ZAO « Ilim Pulp Enterprise » (IPE) considérée  aujourd'hui comme l’un des géants russe (et mondiaux) de l'industrie du bois. Medvedev présidait le département juridique d’IPE.

Suite à sa rentrée dans l'administration du Kremlin  en 1999, Medvedev a quitté les sociétés de l’industrie du bois, mais il  a gardé, jusqu'au dernier temps (selon certaines presses), le contrôle d’un paquet d'actions considérable d’IPE. Medvedev a joué aussi un rôle déterminant dans la sauvegarde d’IPE suite aux différentes attaques d’Oleg Deripaska, mais malgré le soutien de Medvedev (depuis sont poste  de Vice Chef de l’Administration du Gouvernement,) IPE a perdue le Combinat de cellulose et de papier de Baïkalsk (cela a fut sa première défaite en tant que haut fonctionnaire)

C’est grâce au soutien de Medvedev que IPE a connue une croissance fulgurante dans les années 90 en rachetant plusieurs entreprises réparties un peu partout en Russie. Exactement le même montage financier que celui de IOUKOS.

Après avoir travaillé au poste du premier chef adjoint de l'administration présidentielle comme subordonné d'Alexandre Volochine, M. Medvedev s'est mis à la tête de l'administration fin 2003, peu après l'arrestation du patron de la compagnie pétrolière IOUKOS, Mikhaïl Khodorkovski. La presse affirmait que le départ de M. Volochine était dû à son désaccord avec les poursuites engagées contre le patron de IOUKOS, mais cette information n'a jamais été officiellement confirmée.

Selon plusieurs sources concordantes, Medvedev est étroitement lié au cabinet d'avocats pétersbourgeois « Egorov, Puginsky & Partners », spécialiste de corporate law, droit financier, fusion&acquisition et  la représentation des intérêts des sociétés étrangères (y compris américaines) en Russie et des compagnies russes à l'étranger. Parmi les clients de la société on trouve les grandes compagnies pétrolières. Dans son actif, comme il  indiqué sur le site de la société, « la représentation des plus grands exportateurs russes  d’armement dans l'arbitrage commercial  international ».

Officiellement, Medvedev déclare posséder deux appartements à Moscou de 364 m² et 174 m² et un terrain de 4700 m² et un revenu exclusivement de fonctionnaire.

tihoe2Svetlana Vladimirovna Medvedeva est née en 1965 à Kouptchino dans la région de Leningrad dans une famille de militaires. Son nom de jeune fille est Linnik. Svetlana Linnik a étudié à l'école de Kouptchino N°305, où elle a rencontré son futur mari Dmitri Medvedev, qui était dans une autre classe du même niveau. Ils se sont mariés en 1989. En 1996, ils ont eu un fils Ilia.

Svetlana est diplômée de la faculté des statistiques, de contrôle de gestion et d’analyse économique de la prestigieuse FINEK (aujourd’hui Université d’Economie et de Finances de Saint-Petersbourg). Apres le mariage, les Medvedev ont habités dans un appartement donné gracieusement par les Linnik.

Les proches du couple, affirment l'influence sérieuse de Linnik sur le mari – C’est elle qui donnait le ton, et pas seulement dans la vie quotidienne. Son charme lui permettait de tisser des relations, que son mari commença à maîtriser par la suite.

Après son déménagement à Moscou Svetlana Medvedeva a présidé des programmes russo-italiens   « Milan - Saint-Pétersbourg » et «  Venise - Saint-Pétersbourg ». Elle a des relations étroites avec l’Italie. Elle est souvent remarquée dans les défilés de mode à Milan  et à Moscou. Medvedeva dirige actuellement le comité de patronage du programme « Culture morale et spirituelle de la jeune génération en Russie », fondé avec la bénédiction du patriarche Alexis II.". Parmi les organisations qui participent au programme on trouve l’organisation ultra nationaliste « Stiag ». L'épouse de Dmitri Medvedev est chevalier de l'ordre féminin de l'Eglise orthodoxe russe « De la vénérable Euphrosyne de Moscou », qui récompense des femmes de Russie pour leur mérite particulier. Elle est marraine de l'orphelinat N°1 de Saint-Pétersbourg où vivent 316 pupilles âgés de 4 à 25 ans.

Svetlana est une proche amie du designer Valantine Youdachkine et de la chanteuse Alla Pougacheva.

Certaine presse russe soupçonne Svetlana d’être actionnaire de la société « Edinaya Evropa » et plus précisément de sa filiale  « Ile de Beauté » leader russe de distribution de parfum et de cosmétique.

Note: Ne pas oublier qu'une biographie n'est pas la bible.

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27 février 2008

La présumée fortune de Poutine

À quatre jours de l'élection présidentielle russe, les observateurs spéculent: combien de milliards de dollars Vladimir Poutine et son entourage ont-ils cachés pour leur bénéfice personnel à l'étranger?

Pour Stanislav Belkovsky, politologue à l'Institut de stratégie nationale, il ne fait aucun doute qu'en huit ans de pouvoir, Vladimir Poutine est devenu l'homme le plus riche d'Europe. À lui seul, le président aurait accumulé l'équivalent d'«au moins 40 milliards de dollars» en actifs qu'il dissimulerait dans des compagnies offshore à l'aide de prête-noms.

Le principal intéressé prend ces graves accusations en riant. Lors de sa dernière conférence de presse, le 14 février, Vladimir Poutine a admis être « l'homme le plus riche du monde»... parce que les Russes l'ont élu à deux reprises à la tête de l'État! Et concernant sa présumée fortune? « Des racontars. Ils ont sorti tout cela de leur nez et l'ont étalé sur ces torchons. «

Mais Belkovsky persiste et signe. Citant des sources anonymes au Kremlin, il affirme que Vladimir Poutine détiendrait plus du tiers des actions de Surgutneftgaz, troisième producteur russe de pétrole. Il posséderait également 4,5% de la société d'État Gazprom et les trois quarts de Gunvor, une entreprise pétrolière basée à Zoug en Suisse. Cette obscure compagnie fondée par son ami Guennady Timchenko a déclaré des revenus de 43 milliards de dollars en 2007.

Aleksei Moukhine, directeur du Centre d'information politique, modère les propos de son collègue. Il avance «intuitivement» le chiffre de 4 ou 5 milliards de dollars à propos des avoirs de Poutine.

Les deux politologues s'entendent toutefois sur une chose: Vladimir Poutine est avant tout un «homme d'affaires» qui a su profiter de l'explosion des prix du pétrole et du gaz sur les marchés mondiaux pour s'enrichir en se servant de l'État russe et de ses sociétés.

Et il ne serait pas seul. Stanislav Belkovsky estime qu'une « quinzaine» des proches alliés du président sortant auraient aussi amassé de gros magots. Le changement de garde, qui se fera en mai prochain, fait craindre à plusieurs d'entre eux de perdre leur butin ou, au pire, de se retrouver derrière les barreaux lorsque le nouveau président voudra former sa propre équipe.

Guerre interne

Les alliés de Vladimir Poutine se livrent ainsi une guerre interne pour " légaliser" leurs actifs à l'étranger, au cas où ils ne pourraient rester à l'intérieur des murs du Kremlin après son départ.

Dans cette lutte, chacun utilise les armes à sa disposition pour nuire à ses adversaires. Les membres des services de sécurité seraient derrière l'arrestation du vice-ministre des Finances Serguei Stortchak, accusé en novembre du détournement de plus de 43 millions de dollars de fonds publics. Selon Aleksei Moukhine, ils voulaient ainsi nuire au ministre des Finances Aleksei Koudrine, autre proche du président.

"En échange d'une compensation, ceux qui devront quitter le Kremlin ne déclareront pas la guerre à la nouvelle administration", croit M. Moukhine. En prévision de l'arrivée quasi assurée au pouvoir de Dmitri Medvedev, le dauphin de Vladimir Poutine, chacun place ses pions pour être en position de négocier son éventuelle sortie du Kremlin.

" De purs mensonges", répond le porte-parole du président, Dmitri Peskov. " Poutine n'est pas un homme riche et les fonctionnaires qui siègent à la direction des sociétés d'État ne reçoivent pas de salaire supplémentaire." M. Peskov assure que ni Vladimir Poutine ni Dmitri Medvedev (actuel président du conseil de direction de Gazprom) ne possèdent quelque action que ce soit au sein d'une société d'État russe.

En novembre dernier, Vladimir Poutine déclarait à la commission électorale un revenu de deux millions de roubles (82 000$) pour l'année 2006. Il affirmait aussi posséder un modeste appartement à Saint-Pétersbourg, trois voitures, un terrain près de Moscou et 230 actions de la Banque de Saint-Pétersbourg, en plus de conserver l'équivalent de 140 000$ dans ses comptes de banque. Dmitri Medvedev ne serait pas vraiment plus riche, si l'on en croit ses déclarations en prévision de la présidentielle.

Qui croire? Il est pratiquement impossible de vérifier les allégations des politologues, explique Elena Panfilova, directrice du bureau moscovite de Transparency International, parce que l'information est verrouillée par le Kremlin. " Seuls ceux qui participent au processus peuvent savoir ce qui se passe et ils n'ont aucun intérêt à ce que ça se sache. "

Source: Cyberpresse

Frédérick Lavoie -La Presse

Collaboration spéciale - Moscou

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