CFRIES

Centre Franco-Russe d’Intelligence Economique et Stratégique

02 mars 2008

Les Medvedevs

myshonokDmitri Medvedev, pétersbourgeois de souche, né en 1965 dans une famille d’intellectuels, son père, Anatoly Afanasievich, enseignait à l'institut technologique de Lensovet, sa mère, Julia Veniaminovna - philologue de formation, travaillait à l'institut pédagogique de Hertzen, puis guide de musée. Fils unique. Ils vivaient dans le quartier Kouptchino à la périphérie de la ville.

Diplômé de la faculté de droit civil de l'Université de Leningrad en 1987, docteur en 1990. Étant étudiant, il s'est passionné pour la photographie et le rock (groupes préférés : «Black Sabbath» , «Ozzy Osbourne» et « Led Zeppelin »), et a gagné des compétitions d'haltérophilie.

Dmitri Medvedev fréquentait l'école N°305. Son professeur des mathématiques Irina Grigorovskaya se rappelle : « il avait sans aucun doute des capacités pour les sciences exactes ».

Après l'école, Dmitri a travaillé un certain temps dans un laboratoire de l’institut polytechnique de Leningrad pour s’inscrire par la suite à la faculté du droit  de LGU, où se  forge aujourd'hui  la grande majorité des  cadres sup. de la Russie. Dmitri a assistait aux cours d’ Anatoly Sobtchak - professeur du droit civil à la faculté du droit  à l’époque.

Ironie du sort ou coïncidence curieuse,  Dmitri Medvedev a été encadré par Valéry Moussine – responsable scientifique de la faculté de droit et  ancien prof. de Vladimir Poutine.

De 1990 à 1999 Medvedev a enseigné le droit privé à l'Université d'État de Saint-Pétersbourg.

Pavel Timofeev – son ancien étudiant raconte que « Medvedev venait aux cours habillé en Versace et servait de son stylo Parker. Il reflétait le luxe, le succès et le professionnalisme »

Pendant  la Péréstroïka Medvedev milite activement pour la campagne électorale municipale de son professeur Anatoly Sobtshak.

Celui-ci est élu la même année à la tête du Conseil Municipal.

Sobtchak choisit Medvedev comme conseiller dès sa prise de fonctions ; il est réélu en 1991, à l’issue des élections de la nouvelle Municipalité de Saint-Pétersbourg.

               Medvedev est alors nommé consultant juriste au Comité des Relations Extérieures.

              Il travaille sous la direction de Dmitri Kozak, Chef du Service Juridique et subordonné indirect de Vladimir Poutine, le Président du Comité.

C’est au début de 90, que les sorts de Poutine et Medvedev se sont croisés pour la première fois.

Plusieurs témoins de cette époque racontent que les gens concéderaient Medvedev comme le secrétaire particulier de Poutine et ne le prenaient pas au sérieux. Selon les dires du président de la « National Strategy Institut » Stanislav Belkovsky, « Dmitri Anatolevich – est quelqu’un de souple, mou et psychologiquement dépendant – ce qui conforte bien Poutine, pour qui, ces qualités sont extrêmement importantes » .

En juin 1996 Sobtchak a perdu les élections du gouverneur. Poutine est parti à Moscou, mais Medvedev menait déjà des activités dans le privé. Dès 1993, il est devenu l’un des fondateurs de société « Fintsell », qui contrôlera un peu plus tard la ZAO « Ilim Pulp Enterprise » (IPE) considérée  aujourd'hui comme l’un des géants russe (et mondiaux) de l'industrie du bois. Medvedev présidait le département juridique d’IPE.

Suite à sa rentrée dans l'administration du Kremlin  en 1999, Medvedev a quitté les sociétés de l’industrie du bois, mais il  a gardé, jusqu'au dernier temps (selon certaines presses), le contrôle d’un paquet d'actions considérable d’IPE. Medvedev a joué aussi un rôle déterminant dans la sauvegarde d’IPE suite aux différentes attaques d’Oleg Deripaska, mais malgré le soutien de Medvedev (depuis sont poste  de Vice Chef de l’Administration du Gouvernement,) IPE a perdue le Combinat de cellulose et de papier de Baïkalsk (cela a fut sa première défaite en tant que haut fonctionnaire)

C’est grâce au soutien de Medvedev que IPE a connue une croissance fulgurante dans les années 90 en rachetant plusieurs entreprises réparties un peu partout en Russie. Exactement le même montage financier que celui de IOUKOS.

Après avoir travaillé au poste du premier chef adjoint de l'administration présidentielle comme subordonné d'Alexandre Volochine, M. Medvedev s'est mis à la tête de l'administration fin 2003, peu après l'arrestation du patron de la compagnie pétrolière IOUKOS, Mikhaïl Khodorkovski. La presse affirmait que le départ de M. Volochine était dû à son désaccord avec les poursuites engagées contre le patron de IOUKOS, mais cette information n'a jamais été officiellement confirmée.

Selon plusieurs sources concordantes, Medvedev est étroitement lié au cabinet d'avocats pétersbourgeois « Egorov, Puginsky & Partners », spécialiste de corporate law, droit financier, fusion&acquisition et  la représentation des intérêts des sociétés étrangères (y compris américaines) en Russie et des compagnies russes à l'étranger. Parmi les clients de la société on trouve les grandes compagnies pétrolières. Dans son actif, comme il  indiqué sur le site de la société, « la représentation des plus grands exportateurs russes  d’armement dans l'arbitrage commercial  international ».

Officiellement, Medvedev déclare posséder deux appartements à Moscou de 364 m² et 174 m² et un terrain de 4700 m² et un revenu exclusivement de fonctionnaire.

tihoe2Svetlana Vladimirovna Medvedeva est née en 1965 à Kouptchino dans la région de Leningrad dans une famille de militaires. Son nom de jeune fille est Linnik. Svetlana Linnik a étudié à l'école de Kouptchino N°305, où elle a rencontré son futur mari Dmitri Medvedev, qui était dans une autre classe du même niveau. Ils se sont mariés en 1989. En 1996, ils ont eu un fils Ilia.

Svetlana est diplômée de la faculté des statistiques, de contrôle de gestion et d’analyse économique de la prestigieuse FINEK (aujourd’hui Université d’Economie et de Finances de Saint-Petersbourg). Apres le mariage, les Medvedev ont habités dans un appartement donné gracieusement par les Linnik.

Les proches du couple, affirment l'influence sérieuse de Linnik sur le mari – C’est elle qui donnait le ton, et pas seulement dans la vie quotidienne. Son charme lui permettait de tisser des relations, que son mari commença à maîtriser par la suite.

Après son déménagement à Moscou Svetlana Medvedeva a présidé des programmes russo-italiens   « Milan - Saint-Pétersbourg » et «  Venise - Saint-Pétersbourg ». Elle a des relations étroites avec l’Italie. Elle est souvent remarquée dans les défilés de mode à Milan  et à Moscou. Medvedeva dirige actuellement le comité de patronage du programme « Culture morale et spirituelle de la jeune génération en Russie », fondé avec la bénédiction du patriarche Alexis II.". Parmi les organisations qui participent au programme on trouve l’organisation ultra nationaliste « Stiag ». L'épouse de Dmitri Medvedev est chevalier de l'ordre féminin de l'Eglise orthodoxe russe « De la vénérable Euphrosyne de Moscou », qui récompense des femmes de Russie pour leur mérite particulier. Elle est marraine de l'orphelinat N°1 de Saint-Pétersbourg où vivent 316 pupilles âgés de 4 à 25 ans.

Svetlana est une proche amie du designer Valantine Youdachkine et de la chanteuse Alla Pougacheva.

Certaine presse russe soupçonne Svetlana d’être actionnaire de la société « Edinaya Evropa » et plus précisément de sa filiale  « Ile de Beauté » leader russe de distribution de parfum et de cosmétique.

Note: Ne pas oublier qu'une biographie n'est pas la bible.

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27 février 2008

La présumée fortune de Poutine

À quatre jours de l'élection présidentielle russe, les observateurs spéculent: combien de milliards de dollars Vladimir Poutine et son entourage ont-ils cachés pour leur bénéfice personnel à l'étranger?

Pour Stanislav Belkovsky, politologue à l'Institut de stratégie nationale, il ne fait aucun doute qu'en huit ans de pouvoir, Vladimir Poutine est devenu l'homme le plus riche d'Europe. À lui seul, le président aurait accumulé l'équivalent d'«au moins 40 milliards de dollars» en actifs qu'il dissimulerait dans des compagnies offshore à l'aide de prête-noms.

Le principal intéressé prend ces graves accusations en riant. Lors de sa dernière conférence de presse, le 14 février, Vladimir Poutine a admis être « l'homme le plus riche du monde»... parce que les Russes l'ont élu à deux reprises à la tête de l'État! Et concernant sa présumée fortune? « Des racontars. Ils ont sorti tout cela de leur nez et l'ont étalé sur ces torchons. «

Mais Belkovsky persiste et signe. Citant des sources anonymes au Kremlin, il affirme que Vladimir Poutine détiendrait plus du tiers des actions de Surgutneftgaz, troisième producteur russe de pétrole. Il posséderait également 4,5% de la société d'État Gazprom et les trois quarts de Gunvor, une entreprise pétrolière basée à Zoug en Suisse. Cette obscure compagnie fondée par son ami Guennady Timchenko a déclaré des revenus de 43 milliards de dollars en 2007.

Aleksei Moukhine, directeur du Centre d'information politique, modère les propos de son collègue. Il avance «intuitivement» le chiffre de 4 ou 5 milliards de dollars à propos des avoirs de Poutine.

Les deux politologues s'entendent toutefois sur une chose: Vladimir Poutine est avant tout un «homme d'affaires» qui a su profiter de l'explosion des prix du pétrole et du gaz sur les marchés mondiaux pour s'enrichir en se servant de l'État russe et de ses sociétés.

Et il ne serait pas seul. Stanislav Belkovsky estime qu'une « quinzaine» des proches alliés du président sortant auraient aussi amassé de gros magots. Le changement de garde, qui se fera en mai prochain, fait craindre à plusieurs d'entre eux de perdre leur butin ou, au pire, de se retrouver derrière les barreaux lorsque le nouveau président voudra former sa propre équipe.

Guerre interne

Les alliés de Vladimir Poutine se livrent ainsi une guerre interne pour " légaliser" leurs actifs à l'étranger, au cas où ils ne pourraient rester à l'intérieur des murs du Kremlin après son départ.

Dans cette lutte, chacun utilise les armes à sa disposition pour nuire à ses adversaires. Les membres des services de sécurité seraient derrière l'arrestation du vice-ministre des Finances Serguei Stortchak, accusé en novembre du détournement de plus de 43 millions de dollars de fonds publics. Selon Aleksei Moukhine, ils voulaient ainsi nuire au ministre des Finances Aleksei Koudrine, autre proche du président.

"En échange d'une compensation, ceux qui devront quitter le Kremlin ne déclareront pas la guerre à la nouvelle administration", croit M. Moukhine. En prévision de l'arrivée quasi assurée au pouvoir de Dmitri Medvedev, le dauphin de Vladimir Poutine, chacun place ses pions pour être en position de négocier son éventuelle sortie du Kremlin.

" De purs mensonges", répond le porte-parole du président, Dmitri Peskov. " Poutine n'est pas un homme riche et les fonctionnaires qui siègent à la direction des sociétés d'État ne reçoivent pas de salaire supplémentaire." M. Peskov assure que ni Vladimir Poutine ni Dmitri Medvedev (actuel président du conseil de direction de Gazprom) ne possèdent quelque action que ce soit au sein d'une société d'État russe.

En novembre dernier, Vladimir Poutine déclarait à la commission électorale un revenu de deux millions de roubles (82 000$) pour l'année 2006. Il affirmait aussi posséder un modeste appartement à Saint-Pétersbourg, trois voitures, un terrain près de Moscou et 230 actions de la Banque de Saint-Pétersbourg, en plus de conserver l'équivalent de 140 000$ dans ses comptes de banque. Dmitri Medvedev ne serait pas vraiment plus riche, si l'on en croit ses déclarations en prévision de la présidentielle.

Qui croire? Il est pratiquement impossible de vérifier les allégations des politologues, explique Elena Panfilova, directrice du bureau moscovite de Transparency International, parce que l'information est verrouillée par le Kremlin. " Seuls ceux qui participent au processus peuvent savoir ce qui se passe et ils n'ont aucun intérêt à ce que ça se sache. "

Source: Cyberpresse

Frédérick Lavoie -La Presse

Collaboration spéciale - Moscou

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01 septembre 2007

Russie:avis de recherche international contre ex-PDG du pétrolier Roussneft

GourserievMOSCOU (AFP) — La police russe a annoncé vendredi avoir lancé un avis de recherche international contre l'ex-PDG du groupe pétrolier Roussneft, accusé de fraude fiscale, Mikhaïl Goutseriev, qui dénonce sa "traque".

"Il y a un mandat d'arrêt international lancé contre lui. L'information a été transmise à Interpol", a dit à l'AFP un porte-parole du ministère russe de l'Intérieur.

L'organisation internationale de la police criminelle, dont le siège est à Lyon, en France, a dit à l'AFP n'avoir pas connaissance d'une sollicitation des autorités russes à ce jour.

M. Goutseriev, à la tête d'une des plus grosses compagnies pétrolières privées russes, s'était dit en juillet l'objet d'une "traque sans précédent" de la part des autorités fiscales et judiciaires et avait annoncé sa démission.

Les poursuites contre sa société (à ne pas confondre avec le groupe public Rosneft) ont été comparées, dans une certaine mesure, à la débâcle de l'empire de Mikhaïl Khodorkovski, l'ancien numéro un du groupe pétrolier russe Ioukos, emprisonné depuis 2003.

Mais si M. Khodorkovski affichait des ambitions politiques, finançant l'opposition libérale, M. Goutseriev était considéré comme un homme d'affaires dans le rang, loin de l'opposition frontale au Kremlin du PDG de Ioukos.

Les poursuites contre lui s'expliqueraient plutôt donc par le contexte plus général de reprise en main par l'Etat des actifs pétroliers du pays ou encore par une vengeance personnelle d'un responsable d'Etat, selon les scénarios envisagés par les analystes.

M. Goutseriev se serait réfugié depuis à Londres, selon des informations de la presse russe.

Si elle se vérifiait, sa présence en Grande-Bretagne pourrait exacerber un peu plus les tensions entre Moscou et Londres, déjà mises à mal par l'affaire de l'empoisonnement dans la capitale britannique de l'ex-agent russe Alexandre Litvinenko.

"Nous ne pouvons pas révéler l'endroit où nous pensons qu'il se trouve", a dit pour sa part le porte-parole du ministère de l'Intérieur.

La Grande-Bretagne a déjà refusé d'extrader plusieurs Russes réclamés par Moscou, au premier rang desquels l'homme d'affaires et opposant Boris Berezovski.

Alors que M. Khodorkovski, qui avait toujours exclu de s'exiler, avait été arrêté manu militari fin 2003 sur un tarmac d'aéroport en Sibérie, M. Goutseriev a réussi jusqu'ici à échapper à la police russe.

Après le mandat d'arrêt prononcé mardi par un tribunal de Moscou, la presse russe avait évoqué son départ vers la Grande-Bretagne via l'Azerbaïdjan, ex-république soviétique du Caucase, riche en pétrole, où il peut compter sur l'amitié du président Ilham Aliev.

Un porte-parole de l'ambassade britannique à Moscou s'est refusé à commenter toute demande de visa individuel. Les autorités azerbaïdjanaises ont quant à elles démenti toute entrée de l'homme d'affaires sur leur territoire.

Il n'a plus été vu en Russie depuis les obsèques de son fils, Tchingiskhan, décédé la semaine dernière dans des circonstances troubles selon le journal Kommersant.

Le jeune homme, qui travaillait avec son père après avoir étudié en Grande-Bretagne, est mort d'une hémorragie cérébrale après un accident de voiture, au volant de sa Ferrari. Mais selon Kommersant, aucun accident l'impliquant n'a été signalé.

M. Goutseriev, chimiste de formation, est un homme d'affaires respecté. D'origine ingouche, peuple du Caucase russe, il a débuté sa fortune en créant une banque juste après la chute de l'URSS. Il a également été député.

Il est le 31e homme le plus riche du pays selon le magazine Forbes, qui estime sa fortune personnelle à 3,1 milliards de dollars (2,3 milliards d'euros).

Son fondateur enfui, l'avenir du groupe Roussneft, l'un des dix plus gros producteurs russes avec 2,8% de la production totale, est en suspens, alors que des procédures de saisie de ses actions ont été lancées.

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Un nouveau milliardaire russe investit le foot anglais

Source : Gazeta.ru / Kommersant

AlisherOusmaovLe célèbre club de football anglais d'Arsenal est désormais en partie russe: le milliardaire Alicher Ousmanov, qui dirige une filiale de Gazprom, a acheté 14,58% des actions du club, et on n'exclut pas que sa participation soit élargie. Selon des experts, il s'agit d'une bonne acquisition aussi bien en termes d'image de marque que sur le plan financier.

M. Ousmanov a obtenu les 14,5% qui avaient appartenu à l'ancien vice-président du club, David Dein. Le montant de la transaction a dépassé les 150 millions de dollars (75 millions de livres sterling). Les actions ont été rachetées par l'intermédiaire de la compagnie Red and White Holdings Ltd (R&W), codétenue à présent par Alicher Ousmanov et l'homme d'affaires britannique d'origine iranienne Farhad Moshiri.

R&W a précisé dans un communiqué qu'il avait l'intention d'élargir sa participation dans le club, sans toutefois évoquer son rachat total.

Alicher Ousmanov est directeur général de la société Gazprominvestholding, propriétaire du groupe Mediaholding, copropriétaire du groupe Metalloinvest et propriétaire du groupe médiatique Kommersant Holding. Président depuis 2005 de la Confédération européenne d'escrime, il dirigeait auparavant la fédération russe de ce sport. La femme d'Alicher Ousmanov, Irina Viner, est entraîneur de la sélection russe de gymnastique rythmique.

L'intérêt des chefs d'entreprise russes pour le sport international n'en finit pas de croître ces derniers temps. La transaction la plus retentissante fut l'achat, l'été 2003, du club londonien de Chelsea par Roman Abramovitch qui a coûté à l'oligarque russe pas moins de 140 millions d'euros.

Pour Vlas Larkine, associé de la société Russian Sports Consulting Moscow, l'intérêt des milieux d'affaires pour les clubs de foot britanniques s'explique par l'attractivité financière de ces derniers. "Ce sont avant tout des projets économiques qui, avec une gestion compétente, sont capables de générer d'importants bénéfices". D'après lui, l'achat d'un club de foot est aussi une bonne démarche en termes d'image de marque: "En Angleterre, on contribue ainsi à redorer son blason d'un seul coup, c'est un bon investissement dans sa propre réputation".

Selon Vladislav Kotchetkov, de la compagnie d'investissement Finam, Alicher Ousmanov est ainsi parvenu à investir un peu dans un "actif sûr". "Il rentrera dans ses frais dans huit ou dix ans", a-t-il souligné d'un ton convaincu.

Pour les joueurs d'Arsenal, l'achat d'une participation par Alicher Ousmanov a été une surprise. L'administration du club a même organisé une rencontre spéciale avec les footballeurs pour expliquer sa position: aucun cataclysme n'est prévu.

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10 mai 2007

Qui est Oleg Deripaska ?

10:07 | Olivier Schmouker, LesAffaires.com

Le Russe Oleg Deripaska est le 62e homme le plus riche de la planète, selon Forbes. Sa fortune personnelle est évaluée à 7,8 G$ US par le magazine américain.

Oleg Deripaska est à la tête d’une holding, Basic Element, qui détient notamment 30% de RusAl, le numéro un mondial de l’aluminium. Les participations, généralement majoritaires, de Basic Element sont très diversifiées. Elles vont du constructeur automobile Gaz au fabricant d’avions Aviacor en passant par la compagnie d’assurances Ingosstrakh.

Depuis un an, le milliardaire russe s’intéresse de près au secteur de la construction, alléché par les importants programmes d’infrastructures envisagés à Moscou et dans les pays de l’Europe de l’Est. Le potentiel du marché russe est immense: en construction de logements, routes, infrastructures ferroviaires, aéroports, oléoducs et réseaux de transport électrique, il est évalué à 300 G$ US dans les quatre prochaines années, selon un rapport du cabinet moscovite Aton Capital Group.

Ainsi, il a récemment fait l’acquisition de la compagnie russe Razvitiye, suivie cette semaine par son entrée dans le capital du numéro un du constructeur autrichien Strabag à hauteur de 30% et dans celle du premier groupe de construction allemand, Hochtief, cette fois-ci à hauteur de 3%.

Pour naviguer dans un secteur où la pratique des dessous-de-table est monnaie courante, M. Deripaska s'appuie notamment sur ses relations haut placées. Très étroitement lié au Kremlin, il est considéré comme un des oligarques les plus proches de l'administration Poutine.

Oleg Deripaska est né le 2 janvier 1968. Il est marié à la fille de Valentin Ioumachev, le gendre de feu Boris Eltsine. Il n’a pas d’enfant.

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14 mars 2007

Billionaire Roman Abramovich and his wife Irina have divorced in Russia

Billionaire Roman Abramovich and his wife Irina have divorced in Russia 'on a consensual basis', their spokesman confirmed last night.
Abramovich in '£5bn' divorce
By Sarah Hills - Wednesday, March 14, 2007

The Russian oil tycoon, 40, owns Chelsea FC and has an estimated fortune of £10.8billion. He and his wife Irina, a former air stewardess, have been married for 15 years and have five children.
It was reported last year that she could win a world record £5.5billion divorce settlement after the billionaire was romantically linked with 24-year-old Russian socialite Daria 'Dasha' Zhukova.
The statement read: 'Mr and Mrs Abramovich have divorced in Russia on a consensual basis and have agreed terms in respect of arrangements for their children and a financial settlement.
'Mr Abramovich's corporate interests, including Chelsea Football Club, are not affected by the divorce proceedings.

'Mr and Mrs Abramovich would appreciate it if the family's privacy would be respected.
'No further comment will be made.'
Mr Abramovich bought Chelsea for £140million in 2003 and has a multi-million pound property portfolio across Europe as well as private jets and yachts.

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15 février 2007

Le ministère de la Justice poursuit-il Gaydamak ?

Yael Ancri
mercredi 14 février 2007 - 21:00

«Le ministère de la Justice viole grossièrement mes droits de l’homme,» fustige le milliardaire Arkadi Gaydamak dans une interview accordée à un journaliste d’Arouts 7 en russe. En effet, au début de la semaine, la presse a révélé qu’un document du ministère de la Justice avait été envoyé à l’Interpole russe. La lettre demandant des informations sur le passé du milliardaire franco russo-israélien s’avère extrêmement calomnieuse envers ce dernier, aussi le ministère de la Justice s’est empressé d’affirmer que le document était un faux. Le document accuse Gaydamak de blanchiment d’argent et prétend que par ses activités publiques, il représente un danger pour la stabilité de l’Etat.

Le milliardaire et philanthrope apprécié des résidents du Nord et de Sdérot pour leur être venu en aide dans les moments les plus difficiles, alors que le gouvernement ne faisait pas grand-chose, affirme au contraire que ce document est un original. Il veut pour preuve le fait que les services de sécurité russes l’ont considéré comme tel, or on peut supposer que ces derniers sont capables de faire la différence entre un faux et un original.

Ce n’est pas la première fois, accuse Gaydamak, que le ministère de la Justice émet une lettre officielle dans le but d’essayer de compromettre et de salir le nom de l’homme d’affaire, qui possède les nationalités russe, israélienne, française et angolaise. Gaydamak a expliqué au journaliste d’Arouts 7 en russe qu’il y a quelques années, le Luxembourg avait reçu une lettre officielle du même style émise par le ministère de la Justice. Cette dernière était d’ailleurs signée d’Yitshak Blum, le même employé qui a signé le document révélé récemment. La lettre demandait la collaboration du Luxembourg dans une investigation sur Gaydamak, que la lettre accusait d’avoir transféré des sommes astronomiques à la banque d’Israël pour les blanchir. Gaydamak a indiqué qu’il avait porté plainte devant le département des enquêtes de la police et qu’il avait été prouvé qu’il n’avait pas de compte à la banque d’Israël à cette époque. La police avait reconnu que sa plainte était justifiée, mais avait ensuite fermé le dossier sous prétexte qu’il ne s’agissait que d’une ‘‘erreur humaine’’, faite sans intention criminelle.

Le ministère de la Justice a prétendu que le document et son contenu n’étaient pas connus des employés du ministère et qu’il s’agissait apparemment d’un faux. Ce à quoi Gaydamak répond que le ministère a été contraint d’avouer que ce dernier était un vrai et que le sceau et la signature étaient authentiques, mais que ses représentants continuaient à soutenir qu’il n’avait pas été envoyé de par leur initiative. Ils ont ordonné l’ouverture d’une enquête criminelle, après avoir estimé que le document était faux, mais selon Gaydamak, «il s’agit de bluff du début à la fin.» Pour lui, cette tentative de nuire à sa réputation est due à l’incapacité du ministère de la Justice de trouver des preuves contre lui dans l’affaire de blanchiment d’argent à la banque HaPoalim, qui a éclaté il y a deux ans. La police s’était empressée de faire des déclarations publiques et de salir son nom en le liant à cette dernière affaire. Gaydamak a d’ailleurs précisé que cette affaire avait poussé de nombreux investisseurs étrangers à retirer leur argent de la banque HaPoalim et à l’investir à l’étranger, ce qui avait causé une perte de centaines de milliards à l’économie israélienne. En outre, la police n’a selon lui aucune preuve contre lui, mais seulement des hypothèses.

Selon le milliardaire, l’affaire de la banque HaPoalim a entraîné les enquêteurs dans d’autres investigations. Or son action sur la scène israélienne et son refus de se laisser calomnier ont provoqué une haine supplémentaire à son encontre. Ceci aurait causé une tension entre lui et les autorités israéliennes, qui n’ont pas l’intention de ‘‘descendre de l’arbre’’ sans l’accuser de quelque chose. En attendant, elles mettent en question l’honnêteté des Juifs riches de l’étranger.

Selon Gaydamak, qui partage son temps entre la Russie et Israël, les autorités israéliennes font une erreur en considérant les Juifs aisés comme de simples citoyens étrangers qui ne sont nullement intéressés par le bien d’Israël. «En fait, ces riches peuvent élever le niveau économique du pays de façon significative,» affirme-t-il. Gaydamak ajoute cependant qu’il peut comprendre que les autorités éprouvent le besoin de vérifier le passé d’un homme comme lui, qui a des moyens et une biographie pas tout à fait standards. «Ils investissent des moyens sans précédent pour me compromettre. En faisant cela, ils s’enfoncent encore plus,» conclu Gaydamak.

Bogdan Titomiroff

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13 février 2007

Nothing Heroic Left in Roman Abramovich

Story about Chukotka’s governor was removed from NTV
Sequel of the story about early years of Chukotka’s governor Roman Abramovich, which was announced a week ago, did not come out on Sunday in Glavny Geroy (Protagonist) new weekly program on NTV channel. NTV head Vladimir Kulistikov said it was “his personal decision” and that “he did not receive any signals from Roman Arkadievich Abramovich”.
Glavny Geroy weekly program on NTV came out for the first time on February 4. It is made up of stories about famous people and comes out in the very prime-time, at 9 p.m. on Sundays, which proves its rather high status on NTV. Its host and one of the idea’s authors Anton Khrekov was the author of the story about Abramovich. The material was positioned as the main one on the program’s first day.

The story came out on February 4 at the very end of Glavny Geroy, lasting for almost 15 minutes, a record-breaking length for a TV story. The report contained many exclusive details of Chukotka governor’s life. The journalist visited places where Abramovich was born and grew up, talked to neighbors, spoke about his parents and their tragic death. NTV showed the governor’s school in Moscow, his teachers and his first love. A not very young and not very neat woman showed photographs of young Abramovich and confessed to the journalist that she had been intimate with the former. At the end of the report, Anton Khrekov announced the story’s sequel in next program.

Until Thursday, NTV was still announcing the story, but it did not come out on Sunday, and the program was 10 minutes shorter. NTV director general Vladimir Kulistikov denied pointblank the suppositions that it was the governor’s initiative to take out the story about him.

“It was absolutely my decision. Announcements often run ahead of the director general’s thought, and then I suddenly make different decisions. It is common practice in our work: we let something into broadcasting, and we take something out,” he said. Kulistikov was surprised to hear speculations that it was Abramovich who asked not to let out the story: “First story was all right, there was nothing bad in it! Unfortunately, I’m not personally acquainted with Roman Arkadievich. We showed reports about him many times, and never got any objections from the governor”. At the same time, Kulistikov did not name the reason for taking the story about Abramovich out of the program on February 11. Journalist Anton Khrekov was unavailable for comment yesterday.

Millhouse company’s press service (the company manages Abramovich’s assets) said: “We are not informed about NTV’s program policy.” Gazprom-media (NTV’s chief shareholder) director general Nikolai Senkevich said that he does not know the reasons for taking out the story either. “NTV has its own information policy, and I, as a shareholder, never interfere in these questions,” he explained. “When I was NTV’s head, I made stories without pointing from shareholders or anyone else. Moreover, the story was about Abramovich’s private life, and not politics.”

The Kremlin denied the story’s political subcurrent as well. A high-placed source in the president’s staff said: “We absolutely deny the very thought about possible interference into NTV’s editorial policy and specifically into Anton Khrekov’s program.”

President of the National Association of Broadcasters (NAT), member of the Public Chamber Eduard Sagalaev said yesterday: “Knowing the character of Roman Arkadievich, not very inclined to big PR, and considering that until recently his governor’s fate was being decided upon [the Kremlin’s press service announced that Abramovich will remain Chukotka’s governor only last Friday], I accept that he might not have needed that story at all, taking into account that situation. I do not by any means want to paint Abramovich as the choker of free speech. Similar decisions are quite common, and I would also avoid disclosing the motives, if I were Kulistikov.” NAT president added that canceling the story about Abramovich happened “in full accord to all interested parties”: “the only one who suffered, might be the report’s author. Yet, something tells me, it is unlikely that he will complain against the decision. I rather see the humorous side of the entire story.”

Arina Borodina, Maxim Shishkin
All the Article in Russian as of Feb. 13, 2007

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19 décembre 2006

MDM Founders Drifted Apart

melnichenkoFounders of MDM Group, Andrey Melnichenko and Sergey Popov have split the assets. Melnichenko obtained 100 percent in Eurokhim fertilizers’ maker, while Popov got 90 percent in MDM Bank. Top manager of the bank, Martin Andersson acquired 10 percent. Now, the sole common undertaking of Melnichenko and Popov is SUEK coal company, where its General Director Vladimir Rashevsky is a minority holder.
Andrey Melnichenko and Sergey Popov swapped the stakes in MDM Bank and Eurokhim, which they had owned on parity basis, their spokesmen said in the statement describing the split of the former MDM Group.

In the end, Melnichenko obtained 100 percent in Eurokhim and Popov got 90 percent in MDM Bank. The remaining 10 percent in the bank went to its top manager Martin Andersson.

Even though the parties have disclosed neither the deal budget nor its structure, a source close to them said the great amount of money was involved. Andersson had to pay for his stake to Melnichenko. More likely than not, Melnichenko himself had to pay in addition to Popov.

In view of significant corporate business of MDM Bank, its worth could be three times as much as the bank’s equity, which amounted to around $1 billion as of late September under IAS. So, 50 percent in MDM Bank could have cost roughly $1.5 billion. The UBS evaluation of Eurokhim that the latter promulgated two weeks ago specified €3.5 billion (around $4.6 billion), so Melnichenko probably paid $800 million in addition.

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28 novembre 2006

Russian Billionaire Kerimov Critical After Crash (Update1)

Russian Billionaire Kerimov Critical After Crash (Update1)

By Rudy Ruitenberg and Todd Prince

Nov. 26 (Bloomberg) -- Russian billionaire and parliamentarian Suleiman Kerimov was hospitalized in critical condition at Marseille's major burns center after his Ferrari crashed and burst into flames in Nice on the French Riviera.

Kerimov, 40, was transported by helicopter to the Centre Regional des Grands Brules in Marseille, where he arrived yesterday evening, after his condition was stabilized in Nice, said Denis Burgarella, a spokesman for Assistance Publique Hopitaux de Marseille.

Kerimov, worth $7.1 billion according to Forbes magazine, crashed his Ferrari Enzo around 3:30 p.m. yesterday on the Promenade des Anglais, the boulevard that runs along the Nice shoreline, according to a spokesman for the Police Nationale who declined to be identified according to regulations. The sports car caught fire and Kerimov was ``seriously injured,'' according to the spokesman.

Kerimov ranked No. 72 in Forbes magazine's annual survey of the world's richest people published in March. His wealth derives from stakes in OAO Gazprom, Russia's natural-gas export monopoly, and OAO Sberbank, eastern Europe's largest bank. He also owns OAO MNPO Polymetal, Russia's biggest silver miner.

The native of Dagestan, a republic in Russia's Caucasus region, moved into the banking business following the fall of the Soviet Union in 1991. Kerimov went from banking to buying assets in aviation to oil trading, according to Forbes. The future billionaire also made money through corporate raids, including the takeover of AvtoBank, a lender, and Razvitiye, a real estate developer, the magazine said.

Sberbank, Baturina

Many businessmen that have had dealings with Kerimov, ``are afraid to talk about him, limiting themselves to diplomatic expressions,'' Forbes said in June. Kerimov has benefited from close relations with Yelena Baturina, the billionaire wife of Moscow Mayor Yuri Luzhkov, and Sberbank, which lent him $3.2 billion to buy Gazprom and Sberbank shares, the magazine said.

He hired Merrill Lynch & Co. to make his investment company OAO GNK Nafta Moskva one of the world's top private-equity firms, the London-based Times newspaper reported in August. Kerimov this summer hired Allen Vine, the former head of Merrill Lynch's Moscow office, to chair his company.

Kerimov has been a member of the Duma, the lower house of the Russian parliament, since 1999 as a member of the Liberal Democratic party headed by Vladimir Zhirinovsky, a nationalist known for his controversial behavior.

Prognosis

``He is a visible, strong individual who has played an important role for the party,'' said Alexei Mitrofanov, a parliamentarian and member of the party's executive council, said in a telephone interview in Moscow today.

A female passenger in the black Ferrari was also injured, Agence France-Presse reported, citing police.

Hospital spokesman Burgarella declined to comment on Kerimov's survival chances, saying a patient must be in a stable condition for 48 hours for an assessment.

To contact the reporter on this story: Rudy Ruitenberg in Paris at rruitenberg@bloomberg.net or Todd Prince in Moscow at tprince2@bloomberg.net

Last Updated: November 26, 2006 15:08 EST

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